Valérie Perrin est née en 1967 dans l’Est de la France. Elle dit qu’elle fait des photos depuis l’enfance en « amateur éclairé ».

Elle change d’orientation professionnelle lorsque Claude Lelouch lui demande d’être photographe de plateau sur le tournage de son film « Ces amours-là » en 2009 avec Audrey Dana, Anouk Aimée, Dominique Pinon et Raphaël.

En 2008, elle fait une formation de photographe à l’école des Gobelins afin d’aborder le plateau de manière professionnelle.

Le tournage de « Ces amours-là » s’avère tellement dense qu’elle réalise un « Carnet de tournage » aux Editions France Empire en 2010, livre artistique retraçant les grands et petits moments du film de Claude Lelouch en images et en mots.

En 2010, elle est aussi photographe de plateau sur le tournage de Samuel Benchetrit « Chez Gino » avec Anna Mouglalis, José Garcia et Sergi Lopez.

À partir de 2012, Valérie sillonnera les routes de France afin de réaliser un livre de photos « la France vue de dos ».

Ses photographes référence : Reza, Robert Doineau, Edouard Boubat, Willy Ronis, Saul Leiter, Raymond Depardon.



« Ce sont les photos d’une femme qui est très curieuse. Qui s’intéresse surtout aux petites choses de la vie, qui voit véritablement ce que les autres ne voient pas. Ce sont les photos d’une « concierge » dont la curiosité serait toujours récompensée. Les photos de quelqu’un qui aime la vie et les choses simples. D’ailleurs, elle ne photographie que la simplicité.

Et surtout, surtout, elle est obsédée par les dos. Ce n’est pas une fanatique des visages. Elle préfère les contre-jours, les profils, l’abstrait. Du coup, quand elle fait des portraits, ce qui est plus rare en général, ils sont remarquables.

On a le sentiment que son appareil photo est sur une autre planète, c’est très étonnant.

Quand elle est confrontée à quelque chose d’essentiel, quand le sujet est plus fort que la forme, elle devient très classique. Mais quand il ne se passe rien du tout, elle capte l’insolite, car pour elle, l’insolite est toujours un événement.

J’ai eu envie de l’engager comme photographe de plateau parce que je recherchais quelqu’un qui allait voir sur mon plateau ce que ma caméra ne filmerait pas. Je voulais quelqu’un qui raconte la même histoire que moi mais autrement.

Elle m’a donné plus que ce que je lui avais demandé. Quand j’ai découvert les premières photos du tournage, j’ai même eu le sentiment de découvrir le film d’un autre.

Pour conclure, je dirais que Valérie est une professionnelle qui n’a pas peur de faire des photos d’amateur, et c’est en cela qu’elle fait partie des grands photographes de notre époque ».

Claude Lelouch

 





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